Un historien d'art doit-il être fâché avec les mathèmatiques ou les sciences dures? Au contraire l'art dans bien des domaines s'inspire des sciences, de ses découvertes ou de ses non-sens. (Futuriste, l'abstraction géométrique, le land Art). La révisions régulières des découvertes en astronomie est impressionnante.
La mise en évidence des exo-planètes est certainement l'une des plus importante révélation de ces dix dernières années. Pourtant ces découvertes réelles et vérifiées me semblent moin féériques que le développement philosophique qui tourne autour de la notion de TEMPS. Cette quatrième dimension perceptible par tous n'en reste pas moins d'une complexité avérée dès que l'on se penche sur le problème. Son aspect directionnel est vécu au quotidien par chacun d'entre nous, pourtant c'est la seule des dimensions à avoir cette particularité. Pourquoi est-il impossible d'aller dans le passé, ou dans l'avenir? Ces questions si absurdes en apparence doivent être perçues avec plus de profondeur pour trouver une réponse convenable. L'ouvrage de Stephen Hawking publié il y a 20 ans, conserve toute sa pertinence. Les questions de temporailité, de miroir, de force de gravitation nous font autant rêver que réfléchir. A l'heure actuelle je m'interroge de plus en plus sur une directionnalité de l'art sur le long terme. Un peu comme l'explique Hawking sur l'univers: "à grande échelle, il est homogène, à petite échelle il est marqué par des anomalies telles les galaxies". L'art semble de loin homogène, suivant une continuité sans faille depuis les temps egyptiens , jusque Damien Hirsch, suivant des chemins plus ou moins longs et lointains à la fin on trouve toujours une continuité Merci à Chastel et Gomboritch. Déjà Lebrun disait être un "enfant sur les épaules de géants". Pourtant la cosmologie moderne et les sciences naturelles modernes dans le darwinisme revu par Stephen Jay Gould, insufle une part d'incertitude dans l'univers et de pré-adaptation. Ces notions bien que diffusent nous permettent de remettre une part de réalisme dans l'échelle de l'art. Je ne la vois pas comme une lente progression, mais plutôt comme un long conitnum sans de réelle progression, puisque les conditions humaines ont toujours été les même et n'ont eu de cesse de se reflêter dans l'art: la Mort, la maternité, la frustation, ... Si progrès il y a eu, c'est dans le domaine technique et non dans le domaine thématique. C'est pourquoi je milite contre les termes d'arts primitifs, ou d'arts premiers. Car c'est sous entendre une supériorité de notre époque sur les temps anciens. Alors que celle-ci est loin d'être démontrée.
Le livre de Stephen Hawking reste une source d'informations toujours d'actualité, qu'il faut lire et relire pour comprendre et s'interroger différement sur notre univers.
