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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 03:09
couverture de Focus

couverture de Focus

Les tableaux spoliés à l'époque nazie et redécouverts récemment posent de nombreuses questions et soulèvent de nombreux problèmes qui risquent fort d'éclabousser le gouvernement Allemand et les Alliés.

 

Tout d’abord posons-nous la première question, comment est-ce que l’affaire a été révélé? L’affaire est découverte par le magazine Focus, puis les jours qui suivent chaque journal national commence son enquête. Voilà par exemple ce que dit la presse belge : "Cornelius avait été contrôlé en septembre 2011 par les douanes allemandes non loin d'Augsbourg, dans un train reliant la Suisse à l'Allemagne, avec 9.000 euros en liquide dans une enveloppe. Tout cela était parfaitement légal, mais les enquêteurs, intrigués, avaient fini par obtenir quelques mois plus tard l'autorisation de perquisitionner chez lui le 28 février 2012..." Première question si c’est légal, pourquoi demander une perquisition ? Car les policiers étaient intrigués ? Je ne pense pas que la justification "intrigué" suffise auprès d’un tribunal pour obtenir une perquision...

 

Maintenant voyons qui est Cornelius Gurlitt? Cornelius, né en 1932 est un octogénaire manifestement atteint de syllogomanie, trouble obsessionnel qui pousse à une accumulation compulsive d'objets divers. Parmi les boîtes de conserve dont certaines sont vieilles de 30 ans, les policiers découvrent près de 1500 oeuvres.

L'homme qui est totalement déconnecté de la société actuelle accuse le coup et commence juste à s'expliquer: le Monde rapporte: "La disparition de mes tableaux a été plus douloureuse" que la disparition de son père, de sa mère ou de sa sœur morte d'un cancer. Il en veut aux fonctionnaires : "Ils auraient pu attendre que je sois mort." Cette phrase qui peut paraître bête est simple à eveiller en moi un soupçon. Et si Cornelius envoyait un message caché par cette phrase. Je pense que par ces quelques mots il accuse le gouvernement Allemand de manipulation.

 

 

Faisons l'hypothèse suivante:

Cornelius est un homme célibataire sans enfant. Si il décédait demain, comment se passerait la succession? Avec beaucoup de difficultés. Sans femme ni enfant, le notaire (ou notar en Allemand) devrait rechercher les descendants très éloignés. Pour cela il commanderait un arbre généalogique auprès d'un généalogiste profesionnel pour retrouver les petits cousins. Il réaliserait vite que l'exceptionnelle collection d'art était un héritable de son père qui était un des maillons les plus important de la collecte des oeuvres d'art pour le gouvernement du national Socialisme c'est à dire les Nazis. Il penserait qu'une partie serait le résultat de la spoliation de la communauté juive. De suite il contacterait la presse. L'affaire aurait été rapidement sur la place publique. Elle aurait littérallement explosé en plein vol. les accusations contre le gouvernement allemand aurait été digne d'un déluge.

 

 

Au contraire cette affaire a été dévoilé seulement aujourd'hui alors que l'enquête est en cours depuis 1 an déjà... Pourquoi ce silence? Si la vie d'une personne eut été en jeu, ce silence aurait pu se justifier de la part des autorités judiciaires allemandes. Mais ce n'est point le cas. Au contraire toutes les personnes qui pourraient aider à la reconnaissance des oeuvres ont plus de 80 ans, chaque jour compte. Les autorités auraient dû très rapidement dévoiler les oeuvres pour se faire aider des mulitples associations juives, des derniers survivants et ayants droit comme le signale la petite fille d'Otto Dix: "Les familles d'ayants droit pourraient les regarder. Et cela faciliterait peut-être le travail de recherche. Car c'est un vrai puzzle", dit-elle, estimant que la justice avait beaucoup trop tardé à informer le public.

Alors pourquoi ce silence? Il est clair je pense qu'il fallait maîtriser la communication, imaginer comment expliquer l'histoire face à la multitude de questions qu'allait soulever ce drame. Au final on peut même se demander si la police Allemande était réellement présente inopinément dans ce train...

 

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pendant le seconde guerre mondiale - Tri des oeuvres d'art spolié à la communité juive à Paris au musée du jeu de Paume avant leur envoi en Allemagne au centre au découvre le père Gurlitt

pendant le seconde guerre mondiale - Tri des oeuvres d'art spolié à la communité juive à Paris au musée du jeu de Paume avant leur envoi en Allemagne au centre au découvre le père Gurlitt

Seconde question comment la succesion à la mort du père Gurlitt en 1956 a pu se faire aussi simplement? Est-ce que le notaire de cette transaction était complice? Et si le fils Gurlitt a caché ces oeuvres lors de la succession, il n'avait donc aucun document de propriété légal. Document obligatoire pour revendre toute oeuvre d'art. Certes il est possible de payer un forfait libératoire pour passer outre mais les galeries ou maisons de vente aux enchères auraient dû se poser les bonnes questions. Certains m'opposeront que le client pouvait mentir ou dire que ça lui venait du père. L'expert ou le courtier d'art se doit de vérifier toutes les nformations et surtout la première qui est l'origine des oeuvres. Si Cornelius a vendu régulièrement ses oeuvres d'art il est indispensable de refaire le point et d'étudier l'historique de ces ventes. Il faut ouvrir une commission d'enquête pour faire la lumière sur ces hypothèses.

 

 

Troisième point certainement le plus délicat pour l'Histoire. En 1945 le père Gurlitt est interrogé par le lieutenant américain Dwight McKay sur son rôle en tant que marchand d'art pour les nazis. D'après le compte-rendu de cette enquête, Hildebrand Gurlitt a décrit comment il a été embauché au début 1943 par Hermann Voss, le chef du Sonderauftrages Linz chargé de constituer les collections du Führermuseum, pour l'aider à acheter des œuvres d'art dans le Paris occupé. Gurlitt nie toute implication dans le commerce de l'art pillé en France. Si l'on en croit le Süddeutsche Zeintung en 2013, les investigations des Alliés n'ont pas porté sur l'« art dégénéré » (les modernes) que Hildebrand Gurlitt a exporté avec l'autorisation officielle des nazis à l'étranger, mais sur les œuvres de provenance française. J'en perds littéralement mon latin pourquoi le lieutenant ne lui pose pas cette question? Pourquoi croit-il Gurlitt quand celui-ci lui dit que sa collection a brûlé dans l'affreux bombardement  de Dresde? Pourquoi l'enquête a t'elle était bâclée? Que l'on n'oppose pas le fait que les militaires n'étaient pas zélés. Ceci ne tient pas la route. Il avait entre les main l'un des 4 responsables de la disparition des 100 000 oeuvres d'art en Europe et il se contente de ces réponses aussi simples soient elles? Comment et pourquoi les amériacins ont-il pu faire confiance aux réponses de Gurlitt? Dans une hypothèse logique, ils auraient dû le suivre tranquillement durant les années après la guerre et lui tomber dessus quand il a dû vider ses planques. Beaucoup d'hypothèses se bousculent dans ma tête mais une seule me semble logique. les américains ont fermé les yeux, ils ont fait un semblant d'enquête. Pourquoi? Car peut-être leur avait il donner des tableaux pour leur musée? Ou bien des noms de responsables nazis? Ou encore des informations de secret défense? Cet homme qui était très intelligent avait dû sentir le vent tourner et avait certainement préparé des documents pour sauver sa tête auprès des autorités américaines. Je répète que mes lignes ne sont que des hypothèses et je vous invite à discuter avec moi de cette question. Et si finalement le gouvernement allemand avait tout fait pour récupérer la colleciton avant le décés prochain de Cornelius afin de maitriser la communication pour cacher le deal qu'il y aurait eu après la seconde guerre mondiale entre Gurlitt et l'armée américaine? Est-ce de la paranoia, est-ce de la fiction?

 

Je rappelerai à tout à chacun le cas du scientifique Wernher von Braun (1912-1977) qui est le père du programme Apollo et du premier pas sur la Lune mais il a été surtout l'inventeur pendant la seconde guerre mondiale du V2 - premier missile longue portée - responsable du Blitz de Londres et de 15 000 morts. Il ne fut jamais inquiété par son passé de collaboration avec les Nazi, fut accueilli aux USA puis naturalisé américain en 1955 et reste considéré encore aujourd'hui comme un héros national.

 

Il est de tout évidence que cette affaire des 1500 oeuvres découvertes à Munich vont faire couler encore beaucoup d'encre et que bien des questions vont surgir. Que les réponses aussi violentes que réelles éclairent cette trouble période.  L'histoire n'est ni manichéenne ni simple, le tapis que nous venons de soulever risque fort bien d'ouvrir sur la trape d'une cave bien macabre...

 

Hidebrabrand Gurlitt organisant le rangement des toiles spoliées...

Hidebrabrand Gurlitt organisant le rangement des toiles spoliées...

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commentaires

E
J'apprécie votre blog, n'hésitez pas a visiter le mien.<br /> Cordialement
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P
J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter. <br /> Cordialement
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P
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Je vous applaudis pour votre critique. c'est un vrai exercice d'écriture. Continuez
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E
Je vous approuve pour votre éditorial. c'est un vrai boulot d'écriture. Poursuivez <br /> <br /> <br /> <br /> Remonter une idéosurveillance, on service des clients normes françaises avec les depannage . Pied de serrurerie. Services électriques renconforte de clef POUR REFAIRE UN DOUBLE DE PORTE D?ENTRÉE PARIS ET BANLIEUE. Serrurier paris Pour un dépannage de paris
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